Pour une approche pyrénéenne
"La situation difficile des zones de montagne a également pour conséquence que la fourniture des services dépend souvent dans une large mesure de dépenses et de décisions publiques, celles-ci étant le plus souvent prises dans les centres urbains, en dehors des zones de montagne.
Par conséquent, les zones de montagne doivent encore plus prouver leur capacité d'innovation et être à la pointe de nouveaux développements technologiques, sociétaux et politiques. Une bonne combinaison de différents services peut être une option pour augmenter la demande sur les services spécifiques.
Une approche territoriale et intégrée des SIG est aussi nécessaire. Les différents services doivent être considérés dans leurs interactions et leurs relations avec d'autres politiques et mesures territoriales."
Source : Euromontana
En 2010, l'APEM a réalisé une étude de faisabilité sur la mise en place d'outils, sous-tendue par ces questions :
- Comment l’échelle du massif peut- elle répondre aux besoins des territoires pour la mutualisation de l’information et des données ?
- De quelle manière l’APEM peut-elle accroître la visibilité de l’offre des services sur les territoires du massif ?
Le massif devrait permettre de mutualiser l’information en termes de présence/absence des services essentiels à l’attractivité des zones de montagne, à l’échelle des Pyrénées. Cette mutualisation des données disponibles a pour but de créer de l’information pour améliorer la lisibilité des zones prioritaires pour l’aménagement du territoire, de facilité la communication et les partenariats interterritoriaux et de réduire les coûts de mise en place d’un prototype essentiel d’aide à la décision des acteurs locaux. Ce modèle permettra aux collectivités territoriales de mieux répondre aux attentes et aux besoins de la population et des entreprises qu’il est primordial de maintenir sur ces territoires d’éminence.
Au delà de la « simple » offre d'informations, la plus-value d'un outil pyrénéen est de montrer les liens d'interdépendance et de solidarité pouvant exister entre les territoires. Par exemple, le calcul isochrone de temps d'accès à un service pour les habitants d'une commune éloignés du bourg centre peut montrer que celui-ci est plus facilement ou rapidement accessible sur une autre commune. De même, le calcul d'aire de chalandise d'un service sur une zone de montagne couvrant plusieurs communes peut aider à identifier le lieu géographique d'implantation du service permettant de couvrir le maximum de population en un temps maximal donné. Pour l'APEM, cela peut pousser vers plus de coopération inter-territoires s'ils se rendent compte qu'ils partagent ou le peuvent des services de proximité.